lundi 6 juillet 2009

Emonoise


Flashback avec le meilleur groupe du monde qui termine toujours en dernier sur les listes de meilleurs groupes du monde.

Unwound - Unauthorized Autobiography (extrait de Repetition, Kill Rock Stars, 1996)

- HL

vendredi 3 juillet 2009

Oui ça va redevenir vrai


On a coupé le chauffage.

Two Door Cinema Club - Something Good Can Work
(Kitsune)
Tube de l'été ? Certainement.

Delorean - Deli (Foolhouse Records)
Ibiza, New Order, piste d'atterrissage en Bretagne, synthétiseur, Sant Feliu :

Blackjoy - Djomani
Afrika Lambada. Sans ça y'a plus rien sur Nova.

Todd Rundgren - Intro

Salut Hot Chip.

- HL

lundi 16 mars 2009

Comme un Légo


J'ai pas aimé le dernier album de Gonzales, j'ai pas aimé celui de Jamie Lidell, je pense que j'aimerai pas non plus celui de Mocky. Mais comme on sait jamais je poste un extrait.

Mocky - Birds Of a Feather extrait de Saskamodie sorti quelque part sans faire trop de bruit.

Titre choisi dans l'unique objectif de poster une chanson homonyme par un autre génie (mais un vrai).

Matthew Herbert - Birds Of a Feather extrait de Scale (Accidental Records - 2006)

Juste pour finir sur une note un peu plus punk-rock, un vieux titre de NRA tiré d'un 7" sorti sur Bcore à l'époque où l'espagne jouait encore en 4-4-2 comme tout le monde. Et ça permet aussi de caler une belle photo (David P).

NRA - Adult


- HL

mardi 10 mars 2009

Silver Jubilee


Grosse claque lors de ce concert de Sister Iodine, formation mythique et séminale de la scène Noise/No-wave/ Expé française. Gros mur de Bruit blanc, rythmique brutale et épileptique, bidouillages et effets divers -disto, fuzz, bugs- ...
Et l’envie, tout de suite après, de découvrir leur dernier album, Flame Desastre, sorti il y a peu.

-Vincent.

Ci-dessous, Sister Iodine à la Villette Sonique.

dimanche 15 février 2009

Interview : Black Lips



Les Black Lips étaient de passage à l’Aéronef mercredi. La toute petite salle de l’Aéroclub était surbondée pour assister à la prestation du quatuor d’Atlanta. Black Lips, ce sont de très grandes chansons qui ne vont pas plus loin que 1967, option garage hargneux. Et une sacrée réputation. Urine, vomi et autres sécrétions corporelles y tiennent un grand rôle. N’empêche, le concert fut somme toute sage. Un peu plus d’une heure de mélodies électriques énervées.
Un peu avant, on avait l’occasion de discuter avec Jared Swilley, bassiste filiforme des Georgiens. L’occasion de revenir, entre autres, sur leur ville, leurs influences, Natascha Kampusch, et cette fameuse réputation...

Jared Swilley : C’est vrai, notre comportement attire l’attention. Mais je crois vraiment que ça ne servirait à rien si nous n’avions de bonnes chansons. L’un ne va pas sans l’autre. De toutes façons, quand nous montons sur scène on ne s’oblige pas à être incontrôlable, on ne se sent pas attendus au tournant. On veut simplement donner un bon show, énergique, et faire plaisir aux gens. Maintenant, si quelque chose de taré se produit, c’est toujours spontané !

Comme en Inde ?
Oh, à Bombay, on a été virés parce qu’on avait montré nos fesses.et qu'on s'était embrassés. Rien de très grave, en fait. Mais le pays est conservateur. L’ironie, c’est qu’on ne nous avait pas vraiment prévenus. Là-bas, le public se comporte comme en Occident, nous n’avons pas vu de différence. Alors on a fait ce qu’on savait faire de mieux : être nous-mêmes. Car c’est du rock’n’roll, et le rock’n’roll se fiche un peu des pays, ce n’est que de l’énergie juvénile !

La différence entre l’Inde et l’Occident, c’est qu’ici le rock’n’roll est intégré, et la déviance, encouragée. On peut même se demander si le rock’n’roll est encore subversif…
Mais bien sûr que le rock’n’roll est encore subversif, c’est certain! (réflexion) Du moins, j’espère!(sourire). Je pense que cette musique doit conserver une part d’énergie juvénile, de rébellion, et d’aller contre le mainstream.

Votre projet de collaboration avec Wafa Dufour, la nièce de Ben Laden, n’est pas très mainstream et risque de faire du bruit, en tous cas !
Oui, c’est sûr. Mais Wafa n’a rien à voir avec son oncle. Cole, notre guitariste, l’a rencontrée à Londres, et lui a proposé de faire un morceau. Elle ne porte pas le nom de son oncle, et ne partage pas ses opinions. Bon, d’accord, ça pourrait être vu comme provocateur, mais.. (rires)

N’empêche, enregistrer un live dans un bar à pute de Tijuana, c’est pas très subversif, et très Wasp en plein Spring-break, non?
Non ! et je tiens à préciser que c'est complètement faux! (rires) En Europe, tout le monde nous en parle, mais c’est faux. Ok, à Tijuana, il y plein de maisons-closes. Mais nous jouions dans un bar normal, le Salón Social Blanco y Negro . Dans une rue pleine de dealers, de prostituées et de toxicos certes, mais c’était un bar à peu près normal.




Vous avez tous une vingtaine d’années, et avez fondé Black Lips il y a bientôt dix ans. Comment êtres-vous tombés dans le garage-rock ?
En ce qui me concerne, mon père était très branché rock anglais : The Beatles, The Kinks, The Rolling Stones… Et puis, à Atlanta, il y a de nombreuses radios spécialisées sur un genre particulier. Donc, tu peux passer des heures à n’entendre que de la soul, du garage, etc. Plus jeune, je faisais du skate, un sport très lié au punk rock. Et puis, il ne faut pas oublier le web !

Votre son est très Lo-fi. C’est un choix esthétique, ou une contrainte ?
Un peu des deux. C’est vrai que dans les années 60, le son analogique était plus chaud, moins impersonnel qu’aujourd’hui. On a toujours enregistré très simplement, en live. Nous n’avons pas de producteur attitré, par exemple. On a quand même contacté Kim Fowley. On l’a eu au téléphone, mais il est vraiment trop perché ! Sinon, le rêve aurait été de bosser avec Phil Spector, mais il n’est pas très sain d’esprit non plus. Je voudrais être produit par des gens ouverts d’esprit comme Andre 3000 de Outkast, ou DangerMouse, qui a fait des choses formidables avec Gnarls Barkley ou The Black Keys. En attendant, on continue de tout faire nous-mêmes.

Vos pochettes, les titres de vos Lp’s et vos pochettes sont très référencées. Je pense par exemple à Good Bad Not Evil (2007), qui semble être un clin d’œil à l’album de Count Five ?
Ah bon ? Non, je ne m’en étais pas rendu compte. En revanche, oui, l’image de Let It Bloom (2005) est une référence aux Stones. De même, le titre de notre Xème album, We Did Not Know the Forest Spirit Made the Flowers Grow (2004) est repris à Princesse Mononoke. On aime bien fouiller dans ce qu’on aime, choper un visuel intéressant et le coller sur un 45 tours ou un T-shirt, par exemple… En plus, notre public est de plus en plus jeune, ou nous sommes de plus en plus vieux, (sourire), et on essaie de faire passer un peu de cet héritage, les intéresser à des groupes ou des artistes dont ils n’auraient pas forcément entendu parler. C’est quelque chose que The Cramps a beaucoup pratiqué : citer ses influences, faire des reprises, mettre à jour des pans entiers d’une culture populaire assez obscure. Je n’ai jamais eu la chance de les voir sur scène, mais le décès de Lux Interior m’a beaucoup attristé. Ils étaient un vrai cadeau au monde : ils ont créé un son et permis à de grands artistes, comme Hasil Haze Adkins, par exemple, de toucher un nouveau public.

D'ailleurs, vous avez un projet d'album, The Last Of The White Niggers. Un clin d'oeil à Lester Bangs ?
Le truc, c'est qu'on enregistre en permanence. on a aussi plein de side-projects... On ne sait faire que ça! Bref, ce sera un album de unreleased songs. Et c’est un clin d’œil à Lester bangs, bien sûr, mais on est pas sûr de l’utiliser : le mot Nigger est très utilisé dans le gangsta rap, c’est vrai, mais nous, on est des petits blancs, alors ça pourrait vraiment être mal interprété, tu vois ?

Sur 200 Million Thousand, votre nouvel album, il y a cette chanson, Trapped In A Basement… De quoi s’agit-il ?
Tu te souviens de cette personne, enfermée pendant des années dans une cave, en Autriche ?

Natascha Kampusch ?
Non, mais c’était juste après. Décidément, l’Autriche, c’est plein de gens enfermés ! (rires) Il s’agit de Josef Fritzl. Il a séquestré et violé sa fille pendant 24 ans. C’est terrifiant. Très triste. On en a donc fait une chanson !



Si de nombreux groupes garage s’en tiennent à des sujets assez basiques, vos chansons s’aventurent parfois vers des sujets plus sérieux.
Oui, mais on tente toujours de trouver un angle drôle, ou décalé. Katrina, par exemple, parle de l’Ouragan qui a dévasté la Nouvelle-Orléans. Notre batteur en est originaire, et nous étions au fond du trou lorsqu’on a appris la nouvelle. Alors on a écrit cette chanson en imaginant qu’on s’adressait à une fille, histoire de dédramatiser. C’est du rock’n’roll, ça ne doit pas être triste ! Et même si l’on soigne nos textes, c’est souvent du nonsense total.

Et I Saw God, c’est du nonsense ? Elle débute avec un môme de neuf ans qui raconte son expérience sous LSD, et s’achève par des bips façon censure. On était plus libre dans les 60’s qu’aujourd’hui ?
Pourquoi pas? c’est ouvert aux interprétations. Mais on trouvait ça drôle d’avoir des bruits de censure, car ça n’existe plus sur disque, c’est aussi simple que ça ! Quant aux années 60, évidemment, c’est une période très intéressante, mais je n’aurais pas voulu y vivre. Je suis né dans les 80’s, au milieu des jeux vidéos, du web, et je veux aller dans l’espace un de ces jours. Dans les 60’s, j’aurais dû aller au Viêtnam…

Ou finir dans une secte ! Il y a d’ailleurs une référence au massacre de Jonestown au début de The Drop I Hold.
Oui, on a trouvé ça cool et intense de débuter une chanson avec l’enregistrement de gens qui allaient tous mourir la seconde suivante. Ca donne un aspect dramatique. Car cet événement, c’est psychédélique et sombre à la fois. Fascinant...

Et Charles Manson ?
Evidemment ! On a d’ailleurs repris quelques-unes de ses chansons. Ce qui est réellement fascinant, avec Charles Manson, c’est qu’il est lié à des dizaines de trucs qu’on aime : il trainait avec Dennis Wilson, des Beach Boys et il a été traumatisé par Helter Skelter des Beatles. Et si tu vas plus loin, l’un des membres de la Manson Family, Bobby Beausoleil, avait joué avec Arthur Lee de Love, et composé la musique de Lucifer Rising (1972) de Kenneth Anger. Et Anger trainait avec les Stones.. Il y a des dizaines et des dizaines de connections, c’est réellement passionnant!



Quittons un peu les 60’s. Black Lips a été remixé par Diplo, tu apprécies le travail d’Outkast et de Dangermouse, et The Drop I Hold lorgne vers le hip-hop. Vous avez trouvé la sortie du garage, ou est-ce qu’Atlanta est propice à ce genre de mélange?
C’est exactement ça! Atlanta nous a énormément influencés. C’est une ville idéale pour le crossover : il n’y a qu’à écouter Gnarls Barkley, Outkast ou Cee-Lo pour s’en rendre compte. Oui, on aime le hip-hop, même si on n’en a pas le look et que ça ne s’entend pas. Quant à The Drop I Hold, on a essayé de donner notre version du Wu-Tang Clan… Atlanta est une ville parfaite pour nous. Nous sommes et resterons des p’tits gars du Sud. Or, c’est la seule grande ville du coin, et pour rien au monde je n’irais m’installer à New York. La vie est tranquille, loyers pas chers, les filles sont jolies. Il y a tellement de choses à faire et à voir à Atlanta : tout ce qui est artistique étrange, passe par là. En fait, le succès d’Outkast a redonné un coup de projecteur sur la ville, mais depuis longtemps, elle est la Mecque des musiciens Noirs. C’est une ville noire à 80%. Et tous les grands viennent de là, ou y possèdent une maison : James Brown, Little Richards, Otis Redding, Aretha Franklin. On a beaucoup voyagé, aussi. On n’ a pas toujours le temps de visiter les villes, , mais je me souviens avoir passé quelques jours à Bordeaux, Paris, Berlin… et Kortrijk (Courtrai), aussi ! D’ailleurs tous ces voyages nous ont permis de comprendre pourquoi Atlanta nous manque – des petit détails, des endroits auxquels on n’aurait pas fait attention sans quitter la ville.

Black Lips commence à être vraiment célèbre. Cette exposition amène-t-elle plus de responsabilités ?
C’est vrai, on bosse dur, mais on aime ça. Ca fait dix ans que ça dure, mais il n’y a pas de routine. Je prends mon pied tous les soirs sur scène, et j’espère que ça va continuer. Au début, on avait quelques buts : publier un album, aller en Europe. On a fait tout ça, alors on se fixe d’autres objectifs : on n’a jamais joué au Japon, par exemple. Et à au Fillmore de San Francisco, aussi : The Doors, The 13th Floor Elevators y ont joué, c’est mythique ! On m’a beaucoup parlé de l’Appolo d’Amsterdam, aussi. A un niveau personnel, je voudrais bien me payer une maison. On verra… En fait, on tourne environ six mois par an. Et quand je rentre, je suis maçon, je fais la plonge dans des restos. Je ne bosse que la moitié de l’année, donc je n’ai pas à me plaindre ! (sourire). Sans les Black Lips, je n’ai aucune idée de ce que j’aurais fait : sans doute les mêmes jobs, mais à longueur d’année. (rires)

Pour finir, un film, un livre, un disque ?
Un film… je dirais The Life And Time Of Judge Roy Bean, avec Paul Newman (ndA. Juge Et Hors-la-loi, 1972). C’est un excellent western, drôle et étrange. Il y a des dialogues anthologiques, c’est une grande source d’inspiration. Pour un livre.. (réflexion) En ce moment, je lis beaucoup de romans et d’ouvrages sur les guerres en Afrique alors… L’Hommage à la Catalogne, de George Orwell ! Ca n’ arien à voir avec l’Afrique, mais c’est un excellent bouquin. Quant à un disque, Safe As Milk (1967), de Captain Beefheart, serait ce qui se rapproche le plus du disque parfait. Faut pas croire ceux qui parlent de Trout Mask Replica (1969) comme d'un chef d'oeuvre. Tout le monde le cite mais personne ne l’écoute, car il est nul, tout simplement!

-Interview : Thibaut.

mardi 10 février 2009

Diego H-21


Pas de chichi, voilà un morceau que j'ai piqué sur le site de nos confrères Get The Curse. Grosse tuerie house par un type anglais avec un blaze implacable.

Pedramovich - Burka

- HL

dimanche 8 février 2009

Tête de convoi.


Où j’étais en ’92 ?
Je ne sais plus. En sixième, je crois. Donc en maths. Ou en train de déconstruire la notion de genre grâce à Jessica Spano, l’égérie féministe de Sauvés Par Le Gong. Mais, je l’avoue, certainement pas au festival de Castlermorton, ni à la Rave O Trans. D’ailleurs, je n’ai jamais entendu quelqu’un hurler Aciiiiiiid! devant un mur de son. D'ailleurs, il n'y a que dans la presse spécialisée que j'ai lu ce cri de ralliement.

Bref, les productions de Zomby n’auront certainement pas le goût d’une madeleine de Proust.
Zomby ? Estampillé Dubstep (comme tout le monde ces jours-ci, en fait), cet Anglais vient de publier Where Were U In ’92 ?, question qu’on lui retournerait volontiers. Car je parie que ce producteur ne devait pas non plus être bien vieux il y a 17 ans.
En revanche, son album est gorgé de tous les tics rave et acid chers à Phuture, au hasard. Voix sous hélium, breakbeat estampillé aux accords de Maastricht, sirènes jaillis d’un KLF, toasters ecstasiés et claviers baggy…
Zomby prouve que ce genre hédoniste est éternel : les rares paroles n’évoquant que la nuit, la joie et le plaisir, on se fiche un peu de l’année de sortie.

Passée l’excellence de l’exercice de style, on notera quelques détails plaisants, aussi authentoc (platine vinyle qui s’arrête en fin d’album) qu’authentiques : une référence à un célèbre duo frenchy (Daft Punk Rave) ou de lourdes basses très actuelles (sur Euphoria), et une incursion ves la ghettotech (GTI) tirent Zomby de l’ornière passéiste dans laquelle son school bus aurait pu s’embourber.

Moins roublard que Uwe Schmidt, qui avait signé une vraie compil de fausses raretés acid (il les avait toutes produites), Zomby serait l’équivalent techno des twee pop The Pains Of Being Pure At Heart ou des garage Black Lips (d'ailleurs, il a posté une vidéo du quatuor d’Atlanta sur SonEspace). Une magnifique copie, donc. Aussi savoureuse que l'originale.

Enfin, ces tracks dépassent rarement les 3 minutes, et trainent généralement du côté des 120 secondes. Format on ne peut plus pop. On ne peut plus immédiat. Prêt à être zappé, façon iPod. Mais cet album, aussi anachronique qu'intemporel, s'écoute d'un trait.




Pour une fois, pas de mp3. Débrouillez-vous.
Zomby - Where Were U In '92? (Werk Discs)

-Thibaut.

vendredi 6 février 2009

Garbage Man


C'est marrant, les sentiments, quand même.
Quand Joey Ramone est mort, j'ai failli pleurer. Ca me piquait le nez, en tout cas.
Quand Joe Strummer est mort, ça m'a gâché Noël.

Quand Ron Asheton est mort, et ben... rien. Peut-être parce que je ne m'appelle pas Philippe Manoeuvre, et que voir The Stooges en 2005, ou 2006 (je ne sais plus et c'est dire si ça m'a marqué) fut une terrible épreuve. Je n'ai pas beaucoup d'admiration pour Iggy Pop, non plus. Il aurait dû s'arrêter après le coup de main de Bowie. Puis disparaitre. Revenir pour publier Avenue B, à la limite. Et redisparaitre. Pour de bon. C'aurait eu un peu plus de gueule que de voir cette gym-queen gesticuler sur commande, dès qu'un portable sonne ou à l'heure de monter sur scène. Donc, voir les frères Asheton revenir cachetonner, c'était triste.

Tout ça pour dire que la mort de Lux Interior, elle, m'a vraiment attristé. Pourquoi ? Je ne saurais le dire. Je ne suis pas un exégète de The Cramps. Quelques albums, mais pas l'intégrale. Je ne les avais pas écouté depuis longtemps.
Pourquoi ça m'a touché, alors ? Peut-être parce que ce mec fut l'un des premiers nerds. Au sens premier du terme. Comment qualifier autrement quelqu'un qui, sa vie durant, a cherché le moindre comics obscur, le moindre 7" oublié, visionné la moindre série Z disparue ?

The Cramps ont passé plus d'une demi-siècle le nez dans les poubelles d la culture populaire pour en ressortir des trésors cachés qu'ils polissaient au papier de verre et dont l'écrin avait des allures d'emballage McDo.

Surtout, ceux que l'on aurait pu prendre pour des gardiens du temple, limite réac', se sont réjouis de l'apparition du Cd ("Les vynils, c'est sympa, mais on est trop fainéant pour se lever et changer de face"). Rien que pour cette phrase, qui fera s'étouffer n'importe quel disquaire vieux con qui sussure Mort aux jeunes la bave au coin des lèvres dès qu'un moins de 69 ans pénètre dans son échoppe, rien que pour ces quelques mots, et des dizaines de chansons, j'aime The Cramps.

Méchant, j'aurais pu vous caler J'Ecoute les Cramps des abominables BB Brunes. Mais la flemme de télécharger une telle honte.
En revanche, et pour rester au rayon crématorium, the Cramps avaient repris Psychotic Reaction de Count Five. Un album unique, dont le visuel a plus ou moins été repompé par Black Lips, qui concourent d'ailleurs tranquillement au titre d'héritiers des Cramps, Seeds et 13th Floor Elevators. Le tout en vrac. Y en a plus, je vous le mets quand même ?

Bref, récapitulons : le chanteur de Count Five, John "Sean" Byrne est mort le 15 décembre dernier. Dans le plus grand anonymat. Lux Interior, lui, on en parle un peu plus. Tout ce baratin pour caler deux vidéos de Psychotic Reaction.



Et



-Thibaut.

jeudi 5 février 2009

Au milieu du chaos


En plein coeur de l'ivresse, voilà c'est parti on y va avec le nouvel album de The Whitest Boy Alive. A la hauteur de ce qu'on attendait, tout simplement le standard en matière d'electro-pop-chill-out-jazzy-lounge un peu comme Karate qui aurait été mouliné par Zoot Woman pour s'incruster sur une compile Hotel Costes de 2003.

The Whitest Boy Alive - 1517 (magnifique clavier façon hommage au Harder, Better... de Daft Punk)

Un peu pareil mais du style qui se serait fait virer de l'hotel Costes à coup de fusil à pompe : Cheap Time (photo). Derrière cette surprenante pochette de coiffeur se cache un groupe trop glam pour être punk, trop branque pour être garage.

Cheap Time - Glitter & Gold extrait de l'album s/t sur In The Red Records.

Allez on continue dans les groupes de coiffeurs avec Emprire of the Sun. Je crois qu'ils sont à mettre sur la liste des groupes qui ont rien trouvé de mieux à faire que de se déguiser en animal magique qui sautille partout avec des plumes de paon dans les cheveux. En dehors de ça, très belle chanson pop FM(GMT) avec un petit côté putassier qui n'est pas pour me déplaire.

Empire of the Sun - We are the People extrait de Forever Delayed sur un gros label sûrement.

Pour resserrer les boulons, Dent May. C'est un peu le Perrecy qui se serait gardé de partir en vrille. Il a gardé le yukuklélé et les mélodies, pour le reste c'est ultra conformiste. Sympa quand même.

Dent May - At The Academic Conference (juste avant d'aller à la manif anti guerre, pas loin du département des chansons oubliées)

Pour finir, le morceau club. Un remix bien d'un morceau bien d'un groupe surestimé. Ca fait + + - donc ça fait + quand même.

Metronomy - Heartbreaker (Discodeine Remix)

- HL

mercredi 28 janvier 2009

J'ai pas pied.


Ici, l'album de Scarlett, on l'a aimé. On l'a adoré, même, tout simplement parce qu'on en attendait rien de précis et qu'il s'est révélé étrange et envoûtant.
Et puis on avait bien aimé sa reprise de Boys Don't Cry. On en avait parlé ici-même.
Aujourd'hui, elle s'est prend à Jeff Buckley.
Et ça ressemble un peu au saut du requin. Lorsque Fonzie devait sauter par-dessus un squale en ski nautique. Un double-épisode de Happy Days qui a marqué le déclin de la série nostalgique. Chachi avait un rôle de plus en plus important, Ralph et Potsie se faisaient rares.

Bref. le rapport avec Jeff Buckley ? Aucun.
Sinon que c'est peut-être la reprise de trop. Et qu'un requin l'aurait peut-être mangé, s'il n'avait pas voulu jouer les Manaudou du Bayou.

Scarlett Johansson - Last Goodbye

-Thibaut.